

Ma 6e n’était pas celle de Charly Traoré. Charles est noir, il joue au foot (ailier), il aime les pains au chocolat de la boulangerie du coin de la rue, il habite une cité qui a un nom de peintre. Il n'aime pas qu'on l'appelle Charles. Il a un frère et pas mal de copains et puis bien sûr une amoureuse. Un goût prononcé pour les rédactions, les livres, les histoires d’horreur que lui raconte Henry dans leur chambre. Et puis il sait toujours l’heure qu’il est, rapport sa mère lui a programmé à la minute près son emploi du temps. Justement, sa mère. Joséphine Traoré. Un matin comme les autres elle est emmenée par la police, venue la chercher chez elle. Sous l’œil de Charly, caché dans l’escalier.


Le cœur en dehors met le cœur en dehors. A chaque page on découvre une réalité de banlieue qui n’est pas toujours en feu comme sur TF1. On aperçoit un brin de ciel bleu, même si les immeubles sont gris et qu’il n’y a plus d’étoiles. J’ai malgré moi un doute dû au récit à la 1ere personne : est-ce qu’on avait autant d’humour, de mots bien trouvés, de phrases si bien construites en 6e ? Avait-on autant de culture, et d'intérêt à Rimbaud, Picasso, Voltaire, et les autres ? Je ne crois pas et c'est du coup un peu dommage car cette sur-connaissance du petit Charlie 10 ans endommage le réalisme du livre. Un regret malgré tout : qu’il ne soit pas un peu plus long. Rapport que le livre est trop bien.
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