vendredi 27 août 2010

Incident de personne, Eric Pessan

Rentrée littéraire/1

Que dire à sa voisine lorsque le train s’arrête brusquement ? Quels sujets évoquer lorsque que l’on apprend que cet arrêt est dû à un incident de personne ? Que dire de soi ? Comment écouter quand on n’en a pas envie ? Comment ne rien dire ? Le narrateur d’ Incident de personne se confronte à ces questions dans le dernier train Paris-Nantes ; que dire lorsque sa vie est un chaos. Et qu'on ne veut même pas repartir de zéro. Le narrateur écrit pour les autres et à oublier de s'écrire lui-même; alors lorsqu'on lui raconte une histoire de vie brisée, de famille détruite avec une balle en héritage, il s'effondre. Ce train arrêté le ramène à une non-vie.

mardi 24 août 2010

Save the world


Mardi matin, 9h15, Orly, je suis plus forte que Jack Bauer. Et pourtant, c’était mal parti. 3h plus tôt, les yeux pas bien ouverts, le sac à l’épaule, l’écharpe en couverture, je me dirige vers le comptoir d’enregistrement. L’hôtesse avance à la vitesse grand L (lenteur), nos voisins baillent, les gamins ont l’œil hagard en manque de Nesquick. Les minutes passent, mais pas la file d’attente. La rumeur gronde dans notre dos. Ma Robin à moi, Super MB, sans collant ni cape, me rapporte qu’il s’agirait d’un problème informatique et que si le problème persistait, il ne nous resterait plus qu’à chanter le tube d’Hervé Villard.

mercredi 4 août 2010

Collection d'été


Les soldes sont finies, maintenant place aux vacances, aux romances, aux cigales d’Aix en Provence. Choisissez un beau maillot de bain à pois (là je parle pour moi), une robe légère ou un bermuda à carreaux, un panama authentique et des lunettes noires ; voilà, vous êtes parés. A ces quelques accessoires d’été, je vous ajoute mes indispensables. Prenez note, ce qui suit n’est pas exhaustif.


Romans en guise de guide ou pour voyager depuis son transat

A Barcelone (et alentours) 
Un petit voyou des bas quartiers barcelonais, venu d’Andalousie, se trompe de fille en flirtant avec la bonne plutôt que la fille de bonne famille. Quand cette dernière a un accident, il se rapproche de la belle Teresa, qu’il retrouve tous les après-midi à l’hôpital. L’Espagne est plus que jamais franquiste et l’amour canaille de ces deux-là ne tiendra pas la distance. Téresa, l’après-midi, Juan Marsé


Dans les oreilles, pour se balancer... (Sur le rythme de mes pas) 

Caravan Palace, vous me ferrez pas croire que vous ne connaissez pas ce groupe de jazz manouche électro endiablé. Parfait pour les vacances, pour mettre l'ambiance ou l'apéro Ricard et jetter des oeillades. Et dans le même genre, on découvre Caro Emerald… (Merci Mlle MB)




 On s’en met plein les mirettes :

Cinéma en plein air  de la Villette, je vous en ai déjà parlé l’année-dernière. Et cette année, on fête les 20 ans, alors forcément le thème c’est… Avoir 20 ans ! Une prog de dingue à découvrir sur la pelouse humide du parc après un pique-nique entre pote ou en amoureux. Demain (5 août) c’est Juno et vendredi, C.R.A.Z.Y, avec le bel Marc-André Gondin. Pour le reste, c’est ici, et jusqu'au 22 août. 



Plein les mirettes ici aussi:

Pour la photo, l’été faut prendre le TGV direction Arles. Je ne vais pas vous énumérer les 60 expositions mais sachez que cette année c’est Du lourd et du piquant. L’Argentine, l’argentique et le rock en guest… On pourra aussi tirer à la carabine à l’exposition Shoot! La photographie existentielle. En plus si on a déjà un été chargé on peut reporter la balade photo en septembre, jusqu'au 19.



Et ma chanson de l'été... Caro Emerald, A night like this



(Continuez, surprise chantée à la fin!)

mercredi 28 juillet 2010

Le Floors


Un immeuble en coin tout en vitre, des fumeurs sympas dehors (oui malgré la légende urbaine, les fumeurs ne sont pas tous des sales cons qui font exprès de donner des cancers aux non-fumeurs souvent peu tolérants... Oui c'était la gueulante du jour!). Un serveur nouveau mais mignon. Une carte qui se plie en quatre. Des tables en étages et sur un coin de trottoir. Un escalier dingue, des carreaux partout. Le comptoir au 1er. Le tout est accueillant, ambiance un peu rock (période 60's), du sexy à Château rouge. Le néon rouge est allumé. Bienvenue chez Floors.

vendredi 23 juillet 2010

Le soldat et le gramophone, Saša Stanišić


Début des années 1990, Yougoslavie. Une enfance remplie de pêche, de bêtises, de copains, de foot, de réunions de famille. Puis la mort d’un grand-père, presque magicien, aux contes sur le communisme et le Parti, encre le jeune Aleksandar dans la réalité. Les orchestres dignes des films de Kusturica vont bientôt faire place aux tirs et Visegrad se transforme en champs de bataille. La guerre arrive, l’école est finie. Jeune héros et narrateur de ce roman, Aleksandar raconte sa version des faits, les cachettes, les tirs, puis le départ pour l’Allemagne où la famille émigre. Plus tard, il revient chez lui, près de la douce Drina. L’orchestre ne joue plus et la ville se désole de ses habitants partis.

lundi 19 juillet 2010

24h dans la vie d'Amsterdam


A trois heures de Paris, une ville pleine de canaux et de bicyclettes... Mais pas de devinette, tout le monde connait Amsterdam. Mais qu’y faire quand on y reste entre 24 et 48h ? A piocher dans les guides, à pianoter sur Internet quelques heures avant de partir, j'ai glané quelques endroits. Alors pour votre prochain ou premier séjour à Dam, voici quelques idées basées sur mon week-end amstellodamois vieux de trois semaines.


Arriver à midi pose le premier dilemme du week-end, le déjeuner; Celui d'après le premier tour dans la ville. Il faut beau, on décide de déjeuner au bord de l’eau, à moitié dessus, complètement sur les canaux. En tapotant sur Internet, j’avais repéré un endroit souvent cité : Le café de Jaren. On s’est un peu perdu, puis on a trouvé ce fameux café. Sur deux étages, grand et clair. Le de Jaren donne sur un canal et s’y installe. Petits plats et sandwichs à la vieille mimolette délicieux. Mezze et tapas qui assouvissent la faim, puis cafés, pendant que nous on comptait les bateaux passer. Et y’en a des bateaux.
De Jaren, Nieuwe Doelenstraat 20

mercredi 14 juillet 2010

Ouiiiiii


Souvent le samedi à Paris, toujours le dimanche à Bamako, dès que les beaux jours arrivent, la saison des mariages est ouverte. Cotillons colorés ou riz blanc, voile dans l’église ou verre brisé à la synagogue, serments éternels devant le pasteur ou youyous après l’imam, livret de famille après les articles 212, 213, 214 et 215 du Code civil… Il n’y a pas douze façons de se marier mais mille et une manières, comme illustre le rite, l'exposition Paris d'amour. Ainsi l’Hôtel de ville de Paris, coutumière du "Ouiii" matrimonial, met ses mariés à l’honneur sous l’objectif d’un  photographe de mariages pas comme les autres : Gérard Uféras. Paris mise sur l’amour dans Paris d’amour, et ça marche tout aussi bien que le jeu de mot. Des photos avant, pendant, après. Mais pas seulement. Il y aussi le pourquoi du « Oui », des phrases sur les murs ; pépites parfois un peu niaises remplies d'amour et un blog à dévorer dès que l’on revient de l’exposition. 70 couples ont dit oui au mariage, et à Gérard Uféras. Détails montrant bien plus qu’une vue d’ensemble, les photos s’éloignent du cliché et laisse l’émotion planer. Pour mieux comprendre le pourquoi du comment de cette série, à  la fois pleine d’amour mais aussi très intéressante sur les rouages matrimoniaux, voici trois questions posées au photographe, devenu un expert es mariage. 

FauteuilClubSandwich/ Comment vous est venue l’idée et l’envie de cette série sur les mariages ?
Gérard Uféras/ J’avais envie de faire un portrait de la ville, avec le constat que peu importe l’origine, tout le monde a envie d’être heureux et de trouver l’amour puis de se marier. En France, nous avons la chance d’être un pays laïc, il y a donc plein de façons de se marier. C’était aussi l’occasion de montrer que nous sommes une terre d’accueil et que l’on vit très bien en France avec une population mélangée et des coutumes différentes qui se retrouvent lors des mariages. Et puis, c’était un thème positif.