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mercredi 29 février 2012

Kuki


Une adresse de quartier où la table est bonne et surtout gastronome, ça ne se trouve pas tous les jours alors je vous en parle. Et on parle de quoi, de qui ? Eh bah, de Kuki. Et ce resto fête son premier anniversaire cette semaine-même. Au menu : des plats d’ici et d’ailleurs, tout ça un peu mélangé. Un saumon fumé à l’aquavit, un boudin plein d’épices, un goulache de cerf et une soupe de pamplemousse… Des plats accompagnés de purée et de légumes de saison déglacés. Voilà ce qu’il y avait sur notre table. Tout était délicieux, plein de saveurs, de goûts différents et parfaitement assortis et réalisé. Le vin blanc allait très bien avec ce qui était dans les assiettes. Le service tout aussi exquis, précis et gentil. En prime l’addition est aussi élégante que le reste, point trop salé, une dernière preuve du bon goût de cette table du 9e. 

lundi 10 octobre 2011

La classe


C’est en me demandant ce que j’allais diner que je me suis souvenue que je ne vous avais pas encore parlé de La Classe. Erreur. Alors on s’assoit derrière son pupitre et on prend des notes, voici une table qui vaut bien un cours. On entre et c’est plein, c’est toujours une bonne nouvelle pour le resto beaucoup moins pour nous qui étions sans réservation. La salle est assez grande, agréable, grand tableau noir pour le menu et carte du monde de primaire pleine de couleur passées au mur. J’ai déjà visité des restaurants qui cultivent le goût de l’école ; ici c’est à bon escient, pas de kitsch. Et l’assiette ? Pas si scolaire.

samedi 9 juillet 2011

La maison mère



Des carreaux blancs, un grand bar, des miroirs, des tables simples et jolies, une carte identique, des luminaires en forme de chapeau melon, une ambiance décontractée chic, les serveuses identiques… You’re not in New York City Baby. Bienvenue à la Maison mère, Paris, 9e. Des assiettes inspirées de la Grosse pomme (mention spéciale pickles à l’Assiette Brooklyn) sans faire du copié/collé made in US, une carte suffisamment sympa pour laisser place à l’hésitation et une carte du jour pour faire attendre la serveuse encore un peu plus.  Donc en entrée, pour ces Mlles : soupe de l’été Melon-basilic (bonne mais un peu huileuse) et Crab Cake (très bon, plein de saveurs, pas habituel, un vrai truc un peu nouveau et bon, good point.) En vin, un bourgogne aligoté bien frais qui faisait merveilleusement patienter entre les plats. 

mardi 24 mai 2011

Yoom


Dim Sum. Met asiatique, région Chine. Sorte de bouchée, souvent cuit à la vapeur et présenté dans des petits paniers d’osier. Se mange avec des baguettes et accompagné de sauce. Diverses et très variées sortes possibles. Voilà comment on pourrait définir le dim sum ; bien plus que le simple ravioli crevette vapeur mangé au traiteur asiatique du coin. Il  a un art et bien des façons de le  déguster qui est devenu quelque chose de  très tendance. Alors, comme on est plutôt curieux culinairement parlant, nous sommes allées goûter. Direction Yoom et le 9e arrondissement, pour un resto à l’ambiance Saïgon très épuré. 

samedi 19 février 2011

L imprimerie



En fin de semaine pour décompresser et passer réellement au week-end, parfois en semaine, quand celle-ci est déjà trop dure à encaisser un mardi ou un mercredi. Il y a des endroits, comme celui-ci, où vous en sortez toujours mieux qu'en y entrant. L’imprimerie est de ceux-là. Un vieux café-restaurant du 1er arrondissement, aux frontières de l’ancien Ventre de Paris, tant niveau géographique que ambiance de carreaux, de mosaïque et de moulures sur bois. Les Rougon-Macquart ne sont pas loin, même si le Pink mojito n’existait pas au temps de Gervaise et Lantier. Parlons-en de ce Pink mojito, classique jusqu’à la dernière touche : le Martini Rosso, même s’il est de plus en plus remplacé par du sirop. Un Pink dont la première gorgée aspirée remet les idées en place, l’éclat dans l’œil en même temps que le sucré sur la langue. Sucré, mentholé, force du rhum, tout y est ; jusqu’à la brochette de bonbon posée sur le verre en guise de tapas et la corbeille de chips maison pour laquelle on vendrait bien un bras (bon, ok, peut-être pas le droit).

lundi 24 janvier 2011

Mme Shawn


Quitte à commencer une semaine un peu grise, autant lui mettre un peu de piquant avec un restaurant thaïlandais, qui n’en manque pas. A quelques pas du canal Saint-Martin, Mme Shawn ravivera les soirées les plus fades. Intérieur élégant en gris et statues de bouddha pour mettre en ambiance asiatique, c’est surtout l’odeur qui chavire les papilles et ouvre l’appétit. Parfumée à souhait. Une Singha pour patienter et l’entrée arrive à point pour ne pas piquer discrètement dans l’assiette de nos voisins ! L’entrée justement, un assortiment de Mme Shawn. Chaud, varié, frais, bon. Bouchées aux légumes, nems aux crevettes, brochettes de poulet au satay, beignets à la viande, à tremper dans des sauces, sucrées-salées-pimentées. Au poil.

vendredi 10 décembre 2010

Grand bar Castan


Si vous faites un tour par Bordeaux, Arrêtez-vous au Castan. Longez le miroir d’eau sans tomber dans la Garonne, regardez la place de Bourse à l’envers se refléter dans l’eau, ne vous mouillez pas les pieds et continuez. Traversez le flot de voiture et arrêtez-vous au Grand bar Castan. L’institution bordelaise tient le nom de son premier propriétaire et date de 1890. A l’extérieur une grande enseigne en fer forgé et à l’intérieur une grotte où se réfugier. Un monde un peu à part, de grands miroirs, des faux rochers, des chaises métalliques. Café, thé, apéritifs et snack pour les grignoteurs. Ambiance rétro originale. La terrasse donne sur le fleuve et  de temps en temps, laissez un blanc dans la conversation, vous entendrez l’oiseau de la maison chanter.



Le Castan
2 quai de la Douane
33000 Bordeaux

lundi 13 septembre 2010

Café d'enfer


Si un de ces midis, vous vous trouvez vers la place Denfert-Rochereau, prenez à droite la rue Daguerre, ouvrez-vous l’appétit en flânant le long des étals de la rue piétonne et arrêtez-vous au numéro 22. Là, on vous accueille dès la terrasse avec un sourire. Pour le reste, laissez-vous faire. Terrasse ou salle, les deux font très bien l’affaire ; petites olives le temps de réfléchir sur le menu.

mercredi 28 juillet 2010

Le Floors


Un immeuble en coin tout en vitre, des fumeurs sympas dehors (oui malgré la légende urbaine, les fumeurs ne sont pas tous des sales cons qui font exprès de donner des cancers aux non-fumeurs souvent peu tolérants... Oui c'était la gueulante du jour!). Un serveur nouveau mais mignon. Une carte qui se plie en quatre. Des tables en étages et sur un coin de trottoir. Un escalier dingue, des carreaux partout. Le comptoir au 1er. Le tout est accueillant, ambiance un peu rock (période 60's), du sexy à Château rouge. Le néon rouge est allumé. Bienvenue chez Floors.

dimanche 20 juin 2010

Cafés Viennois


Prendre un café à Vienne, c’est oublier le pti noir du comptoir. Ici pas question de se bruler les lèvres avec son caoua du matin, avant de filer au bureau. Pas question d’avaler son expresso d’une gorgée avant de décamper. Le café viennois se prend avec certaines règles, proche de l’art. En tant que non-initié, on apprend sur le tas, et on choisit un joli café, créé fin du XIX, dont il reste une soixantaine aujourd'hui. Ensuite, il faut s’attabler. S’asseoir, prendre son temps, même 5 min, mais 5 min obligatoires. Humer l'ambiance, se relacher, apprécier la pause café. Puis, il faut choisir. Et là pas simple face à la carte « des cafés ». Deux solutions s’imposent : Soit on essaye de décrypter l’autrichien, on sort son guide et on fonce aux pages vocabulaire ; soit, bah on fait plouf plouf.

vendredi 11 juin 2010

Les aprioris

Malheureusement l'endroit a fermé !



C'est une histoire qui commence par la fin plus tôt que prévu d'un vernissage. Une petite balade dans le haut Marais (Paris 3e), à la recherche d’un bar à découvrir. Une balade qui devait mener vers le canal Saint-Martin et qui s’est rapidement arrêtée rue des Archives au numéro 82. De là s’échappait un set de jazz joyeusement incroyable. Un coup d’œil dans la salle : Un brouhaha de tintements de verres, des rires du fond de la salle. Et une annotation à côté du nom de cet endroit : Bar à fromage et bar à vin. Ultime argument qui nous décide à nous asseoir au bar Les aprioris.

lundi 17 mai 2010

Le bistrot des Cinéastes


Allez au cinéma des Cinéastes voir un (très bon) film, ressortez d’une des trois salles et au bout du couloir juste avant d’arriver à l’accueil tournez à gauche puis montez les escaliers. Là vous arrivez dans une salle de taille moyenne, un bar de grande table, une cuisine à vue, des carreaux blancs, des poutres Eiffel et une ambiance vieille de dizaines d’années. Le bistrot des Cinéastes vous tend les bras. Et si les murs parlaient, ils en raconteraient de belles sur les artistes qui défilent depuis la création du lieu en 1906, et le cabaret du père Lathuile. Cinéma depuis les années 30, les Cinéastes propose avec leur bistrot un bien joli générique de fin.

mardi 8 décembre 2009

Le café livre

Imaginez un vaste café, avec en préambule une très jolie terrasse calme et agréable à s’y prélasser, et pourtant à deux pas de la rue de Rivoli et de la place du Chatelet. A l’entrée, un magnifique zinc et dans le fond, une arrière salle entre le fumoir et le salon de thé. Des fauteuils clubs de partout, des banquettes confortables, des petites tables rondes en bois. Et puis pour allez encore un peu plus loin dans le rêve, des livres. Des livres partout, sur les murs, des bouquins du sol au plafond que l’on pourrait feuilleter à loisir et  poser sur les tables des titres comme entrer en matière d'une conversation. Une bibliothèque où l’on pourrait trouver les meilleurs romans de gare aux couvertures qui parlent d’elles-mêmes ou les pires romans russes ; parfois le contraire. Le café y serait assez fort et américain, le Côte de Gascogne de l’apéro frais et enivrant juste ce qu’il faut pour enquiller sur d’autres verres rapidement. Cerise sur le gâteau, d’adorables serveurs vous amènerez des petits snacks au choix pour l’apéro : verrines de gaspacho, mouillettes de jambon de pays et de fromage, et même mouillettes de foie gras ! Si Fauteuil Club Sandwich était un endroit réel ce serait celui-ci.

lundi 16 novembre 2009

Sur un petit vélo...


Bon j’avoue j’avais réservé le resto pour nous deux, comme sur un tandem mais Sur un petit vélo ; histoire d’être tranquille à parler de bonbons, de boxe, de Cuba ou pour rire aux éclats sans se retenir à mes blagues très noires et souvent pas très drôles. Eh puis faut croire que le 11 novembre c’est plus un jour où va fleurir la tombe du soldat inconnu qu’au resto avenue Parmentier (je vous avais prévenu…). Donc ce petit resto était à nous et on en a bien profité ; la déco douillette nous y a aidé : coussins rouges et lampes en cages dorées, chaises dépareillées et vélo au mur (un vrai vélo).

Puis on s’est appliqué sur la carte, tête baissée, coudes plantés sur la table, concentrés. Et là pas de bol pour ma chronique, on avait envie de la même chose : escalopines de poulet caramélisées au miel et à l’estragon, accompagnement purée maison (et oui elle était bien maison). C’était délicieux et bien servi. La carafe de vin blanc était tout ce qui a de plus honnête. Les blagues fusaient, puis la conversation a tourné autour de Jean-Marc Mormeck et Saint-Pierre et Miquelon. Il était temps de passer aux desserts. Tranquillement comme Sur un petit vélo…

mercredi 7 octobre 2009

404


404, comme la voiture… Pourquoi donner à un resto parisien le nom d’un modèle d’une voiture des 1960’s... « Parce que c’est la voiture pour aller au bled, avec la maison sur le toit ! », explique le responsable du resto. L’explication laisse encore un peu dans le flou jusqu’au moment où l’on prend sa première bouchée de pastilla au pigeon. Croustillante, légère, savoureuse… comme au bled ! 404 est un resto où on mange comme là-bas, la Méditerranée version Maroc. Couscous semoule fine, tajines, pastillas, thé à la menthe, crêpes berbères.

vendredi 19 juin 2009

Les Ptites indécises


Toutes les semaines commencent par un lundi. Mais il y en a peu qui commence par un lundi de juin pluvieux où quatre copines, qui mettent trois ans à se faire un resto, découvrent une adresse sexy comme tout rue des 3 bornes, Les ptites indécises. Trouvée sur Internet, même pas réservée, l’adresse fleure bon l’improvisation et l’excitation de la nouveauté. Le restaurant, qui vient en bout des rues JP Timbaud et des 3 bornes, donne sur une petite place calme et se présente joliment avec ses murs bleus et sa devanture violette. L’intérieur est très clair, dû aux fenêtres d’un côté et la verrière de l’autre ; mobilier en bois très bistrot parisien et banquettes en cuir très années 30 ; murs couleurs arc-en-ciel pastel ; petits tableaux décoratifs et la fameuse carte sur ardoise pour continuer dans le style néo-bistrot titi. Ça pourrait faire trop mais c’est juste comme il faut. On ajoute un accueil convivial et le décor est parfaitement planté pour passer à la suite avec le sourire.


L’apéro sur la fin, nous jetons quelques coups d’œil à la carte. Des entrées de saison, un ou deux plats du jour et les autres sympathiques ; l’ensemble n’a rien de très nouveau sur le papier (enfin sur l’ardoise !), des plats simples mixés à la sauce « world food » du moment. Évidemment le serveur reviendra deux fois prendre la commande. Le choix, entre deux rires, est rempli d’indécisions… Le nom de l’endroit est décidément bien choisi. Seule Mlle MB prendra une entrée, espuma de gaspacho à la tomate et au chèvre. On y trempera toutes une cuillère ; frais et léger. Puis viennent les plats. Un canard (déplumé), des noix de Saint-Jacques (sans les coquilles), de l’agneau (plus de Pacques) et une daurade (j’ai un doute mais sûr sans écailles). Ne croyez pas que je tourne cette jolie table en dérision parce qu’on s’est toutes extasiées sur nos assiettes aussi bonnes que bien présentées; on a presque failli ne plus parler pendant deux minutes. Et pourtant la conversation était délicieuse, croustillante, douce, parfois pimentée et surtout de très bon goût. Et la sauce au miel et l’écrasé de pommes de terre qui accompagnaient mon agneau étaient presque aussi bons que celle-ci. Le tout avec un verre de blanc (le deuxième) ou de rouge (le cinquième), rondement choisi.


Oui nous avons toutes saucées nos assiettes. Oui on s’est fait passer nos fourchettes pour goûter. Oui on a tout aimé. Oui on en aurait redemandé. Puis dans un sourire entendu, notre charmant serveur (oui on se l’est approprié) nous présente la carte des desserts… De mon côté, et pour une fois sans hésitation, j'ai commandé un Tiramisu au Baileys, avec mikado géant au Nutella qui me faisait de l'œil depuis mon arrivée… Mme S me suivra dans ma gourmandise avec des lingots d’ananas caramélisés et quenelles à la mousse de noix de coco, « superbe », et Mme MJ passera directement au café. De mon côté, j’apprécie que moyennement les trop nombreux brins de noix de coco sur le Nutella et la gelée bizarre au fond du verre de tiramisu. Dommage que notre « charmant » serveur ait oublié de me prévenir avant la commande... Une étourderie moyennement grave dont il se rattrapera plus tard... Le tiramisu était quand même bon et léger.


Deux cafés bien présentés plus tard, R (le charmant serveur…) nous apporte quatre jolis verres remplis d’un liquide rose qui dit: « buvez-moi buvez-moi buvez-moi. » L’arrivée des verres est littéralement applaudie ; Merci charmant serveur. Les cocktails furent une jolie et enivrante conclusion de ce lundi soir pluvieux ; le léger goût de melon rappelant des vacances au bord de l’eau, et l'endroit où eut lieu le premier dîner à quatre. Enfin de ces quatre-là. Le dîner s’est terminé comme il avait commencé mais avec encore plus d’éclats de rire, de clins d’œil et de bonne humeur. Comme quoi tout est possible. On a laissé R avec un sourire et on s’est embrassées comme du bon pain sous des parapluies à la sortie des Ptites indécises et promis une soirée en septembre.


En résumé
Une table, sous la verrière
Un plus, le service plaisant, discret et présent à la fois
Un moins, agneau un peu trop salé
Avec ? Des indécises !
Addition, moins de trente euros


Les Ptites Indécises

2 rue des Trois bornes
75011 Paris
01.43.57.26.00


Ajout du 15 juillet : Petite note supplémentaire pour vous dire que je suis retournée aux Ptites indécises hier soir. Et la première impression était la bonne: une table agréable, plaisante et délicieuse. La carte évolue avec les produits de saison; le serveur est toujours aussi charmant et les autres sont tout aussi sympa. Si vous passez dans le coin, n'hésitez donc pas à vous attabler!