mardi 20 mars 2012

Dans un avion pour Caracas, Charles Dantzig


C’est un peu un portrait en creux d’un ami enfui. Un ami perdu dans un pays lointain. Sous prétexte d’aller jusque Caracas pour aller chercher Xabi, l’auteur nous le raconte. Par petits chapitres, par des mots qui décrivent l’insaisissable, Xabi apparait au fil d’un temps limité. Un temps de vol d’avion celui qui amène le narrateur à Caracas, où est parti le philologue, à la poursuite de Chavez, à la fuite d’un amour perdu. Sauf que l’ami a disparu. Enlevé ? Retiré ? Pas de nouvelle. L’occasion de ne pas l’oublier, de lui tirer le portrait sans en avoir l’air, en esquissant des traits qu’il a essayé de cacher. L’ami est sympathique mais pas trop, il est philologue, amoureux des mots, il est plutôt secret, et marche au milieu des rues. Et puis, suite à un diner, il a une nouvelle passion, un joujou extra, une envie qui ne le lâche plus.  Déboulonner le néo-dictateur Chavez, à travers un portrait réel.

mercredi 29 février 2012

Kuki


Une adresse de quartier où la table est bonne et surtout gastronome, ça ne se trouve pas tous les jours alors je vous en parle. Et on parle de quoi, de qui ? Eh bah, de Kuki. Et ce resto fête son premier anniversaire cette semaine-même. Au menu : des plats d’ici et d’ailleurs, tout ça un peu mélangé. Un saumon fumé à l’aquavit, un boudin plein d’épices, un goulache de cerf et une soupe de pamplemousse… Des plats accompagnés de purée et de légumes de saison déglacés. Voilà ce qu’il y avait sur notre table. Tout était délicieux, plein de saveurs, de goûts différents et parfaitement assortis et réalisé. Le vin blanc allait très bien avec ce qui était dans les assiettes. Le service tout aussi exquis, précis et gentil. En prime l’addition est aussi élégante que le reste, point trop salé, une dernière preuve du bon goût de cette table du 9e. 

dimanche 19 février 2012

Remember Boule noire


Bon alors cette chronique musicale est partie d'un texto à 20h39 de mon frère qui disait : "Tu connais "Un visa pour aimer" de Plaisir ? " (oui les années 80's ont eu un groupe qui s'appelait "Plaisir" !!). Après un visionnage express pour comprendre qu'on veut "voyager dans mon cœur", j'ai tout de suite pensé à la chanson kitsh-lover-funk qu'on a un peu honte de dire qu'on aime bien mais qui n'est pas si mal... 
J'ai nommé, "Aimer d'amour" de Boule Noire! 

mercredi 8 février 2012

Freud, Corinne Maier et Anne Simon


Je ne vous parle jamais de bulles et pourtant j’aime assez ça. Assez pour courir et couvrir les magasins de la rue Keller (Paris 11e) à la recherche d’occas’ de Nicky Larson ou de Cat’s eyes. Mais là ce n’est pas de manga dont je vais vous parler mais de bulles plus classiques, celles de la bande-dessinée. Ce que j’aime dans celle dont je vais vous parler c’est sa simplicité sans être simpliste. Freud (la BD) parle de Freud (Sigmund), sans se prendre la tête. Et c’est tant mieux car sur le papier, Freud ça fait pas buller… Entre s’allonger sur un divan avec ses vêtements, et le complexe d’Œdipe qui nous fait croire qu’on veut coucher avec sa mère ou son père, c’est quand même pas la panacée. Mais c’est faux (ça c’est de l’argument de choc !). Freud la BD nous fait rencontrer Freud Sigmond et son monde, son métier, sa ville. Et on comprend tout.

mardi 31 janvier 2012

Sherlock Holmes


La maison de soie, Anthony Horowitz

Le détective est mort, vive Sherlock Holmes. Des années après la mort de son comparse, et après sa retraite, le Docteur Watson se décide à écrire une des histoires les plus sombres de son ami, La maison de soie. Trop cruelle et noire pour son époque, c’est à la notre que l’histoire réapparaît. Tout commence par les tourments d’un marchand d’art, lorsque les péripéties qui lui sont survenues lors d’un voyage aux Etats-Unis le poursuivent jusque Londres. L’affaire ne serait pas si grave ni si compliquée pour Holmes si un des enfants de la rue qu’il emploie de temps à autre ne viendrai pas à être assassiné dans d’atroces circonstances suite à une surveillance pour l’affaire.

vendredi 20 janvier 2012

Pensées secrètes


Ça fait bien longtemps que j’avais délaissé les fauteuils du théâtre et cette reprise fut juste ce qu’il fallait. Pensées secrètes de David Lodge est ce que l’After-eight est au chocolat du café de 15h : so british. Ce n’est pas doux mais frais, ce n’est pas angoissant mais surprenant, ce n’est pas trop fondant mais juste relevé ce qu’il faut pour ne pas glisser de son siège. Anne Reed, auteure, se rend sur un campus pour donner des cours d’écriture pendant un trimestre. Veuve depuis peu, elle s’enfuirait en courant si elle ne se faisait pas rattraper de justesse par le directeur des sciences cognitives, Messenger. Chacun, sur scène, raconte à son « journal » ses premières rencontres avec l’autre, après que le spectateur est parfois assisté à celle-ci. Chacun ses pensées secrètes, chacun son attirance pour l’autre. Après lui avoir refusé d’échanger leurs journaux et pensées, Anne finit tout de même par devenir la maitresse de Messenger.

dimanche 15 janvier 2012

Tahiti, me voici ?


Pourquoi aller à Tahiti : Une passion pour l’avion ? Nan. Pour le monoï ? Non plus. Lézarder sur la plage ? C’est quand même tentant. Visionner 17 films en compétition, et 19 hors, en 6 jours à l’autre bout du monde de mon canapé ? Voilà là bonne idée.  La vraie bonne idée, serait d’en plus partager mon non-bronzage-salle de ciné avec tous ceux qui n’auront pas pris l’avion avec Elie Chouraqui, le président du jury, et moi.