mardi 21 septembre 2010

Demain j'aurai vingt ans, Alain Mabanckou

Rentrée littéraire/3

Fin des années 1970, Michel traine son coupé sur les bancs de l’école, dans les rues poussiéreuses de Pointe-Noire (Congo). Il vide des poubelles à la recherche d’une clef pour le ventre de maman Pauline et divorce d’avec Caroline. (Je sais dit comme ça, ça fait bizarre pour un garçon de 1O ans.) Michel connait aussi le Chah d’Iran, et que Idi Amin Dada est champion du monde de boxe et de natation. Il parle avec Arthur (Rimbaud) et s'invente les destinations des avions avec Lounes, son meilleur copain. Avoir dix ans, c’est pas si facile, on ne connait pas tous les mots, surtout « saligaud » et « alter ego », qu’on mélange l’un à la place de l’autre.

lundi 13 septembre 2010

Café d'enfer


Si un de ces midis, vous vous trouvez vers la place Denfert-Rochereau, prenez à droite la rue Daguerre, ouvrez-vous l’appétit en flânant le long des étals de la rue piétonne et arrêtez-vous au numéro 22. Là, on vous accueille dès la terrasse avec un sourire. Pour le reste, laissez-vous faire. Terrasse ou salle, les deux font très bien l’affaire ; petites olives le temps de réfléchir sur le menu.

mercredi 8 septembre 2010

Les chagrins, Judith Perrignon

Rentrée littéraire/2

Les chagrins est un drôle de roman-puzzle : tous les personnages tentent de reconstruire une femme pleine de vide, un personnage muet, voire absent, maintenant mort. Helena a été une des dernières prisonnières de la Petite Roquette ; elle y a laissé sa vie, son être. Après sa sortie, elle n'a pas cherché à rattraper le temps figé en prison ; au contraire, elle s'est murée davantage. Alors, ce sont les autres qui la racontent, la construisent. Chagrins après chagrins. Pièce par pièce, une par personnage, pour constituer une image qui n’existe plus depuis longtemps, qui n’a peut-être même jamais existé.

jeudi 2 septembre 2010

Le meilleur café du monde

Il y a des matins où l'on voudrait le temps immobile. Où d’un coup, alors que le métro file, l’on descend quelques arrêts avant la destination finale. Quelques pas et un journal. Quelques pas et une terrasse ensoleillée. Prendre le temps d’être en retard, de profiter d’un moment; de sourire aux autres sans raison, un café à la main. Bien se caler dans sa chaise, et regarder les minutes s’envoler, les autres se presser. Et lire le portrait de Libé. Sourire à un bon mot, au garçon de café, à rien. Se dire qu’en fait c’est ça la vie. Celle qui se fait se lever le matin et s’habiller : prendre un café allongé, Libé plié en trois, à la terrasse des Deux Magots, un matin en semaine. Se dire que ça en vaut largement la peine. Et surtout, surtout, s'imaginer recommencer ce petit bonheur les yeux loin du pavé.
Bon café et surtout bonne rentrée remplie de petits bonheurs.

 
Les Deux Magots, Saint-Germain-des-Près, Paris

vendredi 27 août 2010

Incident de personne, Eric Pessan

Rentrée littéraire/1

Que dire à sa voisine lorsque le train s’arrête brusquement ? Quels sujets évoquer lorsque que l’on apprend que cet arrêt est dû à un incident de personne ? Que dire de soi ? Comment écouter quand on n’en a pas envie ? Comment ne rien dire ? Le narrateur d’ Incident de personne se confronte à ces questions dans le dernier train Paris-Nantes ; que dire lorsque sa vie est un chaos. Et qu'on ne veut même pas repartir de zéro. Le narrateur écrit pour les autres et à oublier de s'écrire lui-même; alors lorsqu'on lui raconte une histoire de vie brisée, de famille détruite avec une balle en héritage, il s'effondre. Ce train arrêté le ramène à une non-vie.

mardi 24 août 2010

Save the world


Mardi matin, 9h15, Orly, je suis plus forte que Jack Bauer. Et pourtant, c’était mal parti. 3h plus tôt, les yeux pas bien ouverts, le sac à l’épaule, l’écharpe en couverture, je me dirige vers le comptoir d’enregistrement. L’hôtesse avance à la vitesse grand L (lenteur), nos voisins baillent, les gamins ont l’œil hagard en manque de Nesquick. Les minutes passent, mais pas la file d’attente. La rumeur gronde dans notre dos. Ma Robin à moi, Super MB, sans collant ni cape, me rapporte qu’il s’agirait d’un problème informatique et que si le problème persistait, il ne nous resterait plus qu’à chanter le tube d’Hervé Villard.

mercredi 4 août 2010

Collection d'été


Les soldes sont finies, maintenant place aux vacances, aux romances, aux cigales d’Aix en Provence. Choisissez un beau maillot de bain à pois (là je parle pour moi), une robe légère ou un bermuda à carreaux, un panama authentique et des lunettes noires ; voilà, vous êtes parés. A ces quelques accessoires d’été, je vous ajoute mes indispensables. Prenez note, ce qui suit n’est pas exhaustif.


Romans en guise de guide ou pour voyager depuis son transat

A Barcelone (et alentours) 
Un petit voyou des bas quartiers barcelonais, venu d’Andalousie, se trompe de fille en flirtant avec la bonne plutôt que la fille de bonne famille. Quand cette dernière a un accident, il se rapproche de la belle Teresa, qu’il retrouve tous les après-midi à l’hôpital. L’Espagne est plus que jamais franquiste et l’amour canaille de ces deux-là ne tiendra pas la distance. Téresa, l’après-midi, Juan Marsé


Dans les oreilles, pour se balancer... (Sur le rythme de mes pas) 

Caravan Palace, vous me ferrez pas croire que vous ne connaissez pas ce groupe de jazz manouche électro endiablé. Parfait pour les vacances, pour mettre l'ambiance ou l'apéro Ricard et jetter des oeillades. Et dans le même genre, on découvre Caro Emerald… (Merci Mlle MB)




 On s’en met plein les mirettes :

Cinéma en plein air  de la Villette, je vous en ai déjà parlé l’année-dernière. Et cette année, on fête les 20 ans, alors forcément le thème c’est… Avoir 20 ans ! Une prog de dingue à découvrir sur la pelouse humide du parc après un pique-nique entre pote ou en amoureux. Demain (5 août) c’est Juno et vendredi, C.R.A.Z.Y, avec le bel Marc-André Gondin. Pour le reste, c’est ici, et jusqu'au 22 août. 



Plein les mirettes ici aussi:

Pour la photo, l’été faut prendre le TGV direction Arles. Je ne vais pas vous énumérer les 60 expositions mais sachez que cette année c’est Du lourd et du piquant. L’Argentine, l’argentique et le rock en guest… On pourra aussi tirer à la carabine à l’exposition Shoot! La photographie existentielle. En plus si on a déjà un été chargé on peut reporter la balade photo en septembre, jusqu'au 19.



Et ma chanson de l'été... Caro Emerald, A night like this



(Continuez, surprise chantée à la fin!)