Et pourtant je ne jette pas mes bouteilles en verre dans la poubelle normale, je me déplace très principalement en transport en commun, je n’achète pas de fraises ni de framboises en hiver, le poulet du lundi soir est élevé en plein air, j’éteins la lumière quand je sors d’une pièce, je coupe l’eau lorsque je me lave les dents et me savonne, j’ai souvent un sac en coton dans mon sac à main et n’utilise jamais de sacs plastiques, j’achète du café ethnique, je fais attention à la provenance des fruits et légumes, je prends le train pour me déplacer en France… Bref je sors du Syndrome du Titanic de Jean-Albert Lièvre et Nicolas Hulot. Et si certaines images sont assez percutantes, l’ensemble est assez décevant. Les propos de Nicolas Hulot sont inégaux, et pas assez forts, déjà vus. Le film tire en longueur, certaines images sont décalées. Je ne retire rien du paradoxe pays pauvres/pays riches, du défi écologique et des efforts que nous avons à faire, petit par petit, petit à petit. Un geste par ci, un autre par là, rien n’est vain. Et si chacun y met du sien, on peut changer un peu, même un tout petit peu. Les autres suivront, les plus puissants, ceux qui ont les vrais moyens techniques, financiers, logistiques, politiques. Oui c’est un peu optimiste, mais j’assume. Et puis si on est pas un peu optimiste un dimanche soir…
dimanche 18 octobre 2009
Le syndrome du Titanic
Et pourtant je ne jette pas mes bouteilles en verre dans la poubelle normale, je me déplace très principalement en transport en commun, je n’achète pas de fraises ni de framboises en hiver, le poulet du lundi soir est élevé en plein air, j’éteins la lumière quand je sors d’une pièce, je coupe l’eau lorsque je me lave les dents et me savonne, j’ai souvent un sac en coton dans mon sac à main et n’utilise jamais de sacs plastiques, j’achète du café ethnique, je fais attention à la provenance des fruits et légumes, je prends le train pour me déplacer en France… Bref je sors du Syndrome du Titanic de Jean-Albert Lièvre et Nicolas Hulot. Et si certaines images sont assez percutantes, l’ensemble est assez décevant. Les propos de Nicolas Hulot sont inégaux, et pas assez forts, déjà vus. Le film tire en longueur, certaines images sont décalées. Je ne retire rien du paradoxe pays pauvres/pays riches, du défi écologique et des efforts que nous avons à faire, petit par petit, petit à petit. Un geste par ci, un autre par là, rien n’est vain. Et si chacun y met du sien, on peut changer un peu, même un tout petit peu. Les autres suivront, les plus puissants, ceux qui ont les vrais moyens techniques, financiers, logistiques, politiques. Oui c’est un peu optimiste, mais j’assume. Et puis si on est pas un peu optimiste un dimanche soir…
mercredi 14 octobre 2009
Trois femmes puissantes, Marie N'Diaye

s trois récits et vies sont différents, sans lien comme des nouvelles qui non rien en commun ou comme trois débuts de romans. Chacun sa force, sa construction, sa façon d’évoluer. Et pourtant aucun des trois récits n’existeraient vraiment sans les autres. Et c’est là la force de ce roman et le tour de force de Marie N’Diaye : trois romans en un, comme trois femme en une.
Une force mais aussi une faiblesse. J’ai eu ainsi l’impression qu’aucune histoire n’était aboutie. Surtout la première, celle de Norah, celle que j’ai le plus aimé. On attend une fin à ces histoires, mais après tout, tout n’a peut-être pas une fin établie. Cependant, on reste sur sa faim justement, on se demande où tout cela va. Où l’auteur nous mène. Il y a un manque au bout de la dernière page de Trois femmes puissantes. On se sent du coup un peu abandonné, laissé entre deux, sans voir si l’on a aimé ou pas ce roman. La balance penche pour le oui ; un oui franc, direct sans tremblement dans la voix mais avec un gros bémol. Dommage.Ajout du 2 novembre : Prix Goncourt 2009
dimanche 11 octobre 2009
Ambiances rétro
Puis, il y a eu le goûter au bord de canal, les boulistes pas loin, les transats à quai. Juste en face du si aguichant et agréable bar BarOurq, intérieur de tout et de rien mais juste comme il faut pour s’y sentir comme à la maison le service impec’ en plus. Et un tour aux Puces du design, le long du quai côté Jaurès (19e arrondissement). De très beaux fauteuils par pair ou solo, parfait au soleil derrière une vitrine pour lire une trouvaille littéraire. Des tables basses, des lettres à mots d’enseignes et ensembles tables-chaises où bois et noir où l’on s’image déjà à 8 autour pour un diner presque parfait sans mettre de notes.
Plus de photos ici :
Et pour retrouver les sexys girls rétro de la photo, vous pouvez vous balader par ici:
www.neoretroagency.com
http://clairevasseur.over-blog.com/
www.scarlettdiamond.com
www.vivienofholloway.com
http://annabogen.wordpress.com/
http://www.myspace.com/ladyflomusic
Et pour finir dans le thème burlesque, un site reprend un peu tout ça et bien plus encore : http://beburlesque.com/
Et pour re-finir encore une fois et cette fois-ci en beauté, vous pourrez retrouver les filles au resto bar Le China. Shows rétro à venir et selon elles des cocktails à se damner... A bientôt une coupe à la main, le rouge à lèvres bien rouge, pendant que les filles (toutes charmantes et adorables) montreront petit à petit leurs si jolis sous-vêtements!
(Ps: Désolée pour la mise en page, mais ça se bloque et je n'arrive pas à bien mettre la fin du post!)
jeudi 8 octobre 2009
Oh Danse !

J’ai aimé cette photo au premier regard, au premier instant. Un coup de foudre photographique. Un mouvement que l’on aimerait accompagner, applaudir, être témoin. Le sourire et le lâché-prise de cet homme sont enivrants, comme une parenthèse pour lui et pour nous. Entrer dans la danse, prendre sa main, fermer les yeux. Sentir son bonheur à travers nos yeux qui brillent. C’est peut-être ça un coup de foudre, avoir les yeux qui brillent instantanément et ne pas pouvoir détacher les yeux de cet objet du désir. Parfois obscur. Je ne sais pas d’où vient cet homme, encore moins où il va, mais j’aurais aimé être avec lui à ce moment là.
mercredi 7 octobre 2009
404
dimanche 4 octobre 2009
Le coeur en dehors, Samuel Benchetrit
Aller au collège, le mercredi à la danse, acheter des bonbons sur le chemin du retour, sourire au garçon de la 6e B, copier les grands de 3e, être perdu dans les couloirs du collège Corot, manger à la cantine. Lire, bavarder, chercher, dessiner des cercles au compas. Matière favorite, le français. Pour les rédactions. Faire les chemins du retour avec les copains (souvent A). Partir en classe de neige. Lire Roald Dahl, Mathilda. Faire les devoirs, les sciences en dernier. Faire tenir le fil vert acheté 10 centimes de francs tout le temps de rentrer. Avoir le sac lourd qui ballotte sur les épaules et qui tape dans le dos. Se quitter pour le week-end et se dire à lundi. Et recommencer.
Ma 6e n’était pas celle de Charly Traoré. Charles est noir, il joue au foot (ailier), il aime les pains au chocolat de la boulangerie du coin de la rue, il habite une cité qui a un nom de peintre. Il n'aime pas qu'on l'appelle Charles. Il a un frère et pas mal de copains et puis bien sûr une amoureuse. Un goût prononcé pour les rédactions, les livres, les histoires d’horreur que lui raconte Henry dans leur chambre. Et puis il sait toujours l’heure qu’il est, rapport sa mère lui a programmé à la minute près son emploi du temps. Justement, sa mère. Joséphine Traoré. Un matin comme les autres elle est emmenée par la police, venue la chercher chez elle. Sous l’œil de Charly, caché dans l’escalier.
vendredi 2 octobre 2009
Vie privée

Installée au premier rang et presque au milieu (merci mlle H), j’assistais hier à ma première pièce de la saison, « Vie privée ». Fauteuil rouge, rideau assorti, joli petit théâtre du Xe arrondissement, voisins sympathiques, pièce très agréable. Cela pourrait s’arrêter là mais il faut que j’en dise plus. Notamment pour Julien Boisselier, alias Macauley Connor, qui fait réellement vivre la pièce ; impeccable dans son rôle d’écrivain frustré, presque ancien pauvre, obligé « pour manger » de couvrir pour le New York Détective le 2e mariage de Tracy Lord, très riche fille de. Invité surprise de ce mariage mondain, accompagnée par une photographe, il jouera un rôle capital entre la fiancée arrogante (Anne Brochet), le futur époux nouveau riche, bagouses aux doigts et chaîne en or qui brille (Samuel Jouy) et l’ex-mari charmeur, qui vient racheter ses fautes (le beau-gosse de Clara Sheller, François Vincentelli). A ce quatuor infernal vient s’ajouter la mère trompée, le père vieux-beau, la jeune sœur effrontée, l’oncle vieux célibataire…

La pièce de Phillip Barry « The Philadelphia story » (titre d’origine) est un ballet amoureux… très dansant. Un pas de trois vers la comédie romantique. Peut-être un poil kitsch vers le happy end. En fait parfaite. Deux heures qui passent en un soupir, qui défilent rebondissements aidants. Et puis l’enjeu bien sur : qui aura la main de la belle héritière ?
Allez y voir : Théâtre Antoine.
